Résumé de la conférence de paléontologie 

 

 Les objectifs de cet exposé sont de montrer quelles sont les conditions nécessaires à la mise en place des fossiles et quels enseignements nous apporte leur découverte.

 

On appelle fossiles, des restes d’organismes vivants que l’on retrouve en fouis dans les roches de la partie superficielle de la Terre ; parfois ce que l’on retrouve ce sont uniquement des traces de leur présence.

La véritable nature des fossiles est une idée assez récents ( elle date d’environ 200ans). En effet leur existence, impliquait l’idée que la vie sur Terre avait évolué avec des phases d’extinctions car beaucoup d’espèces fossiles n’ont pas d’homologues vivants actuellement.

Par la suite on a pu identifier 5 phases principales d’extinctions au cours des 500 derniers millions d’années

Pour que l’on retrouve des traces d’êtres vivants ayant vécu il y a si longtemps, 2 conditions sont indispensables ; la première l’être vivant une fois mort doit échapper aux agents de destruction et la deuxième, il doit être soumis à des facteurs  de conservation. La réunion de ces deux conditions explique en grande partie la rareté des fossiles  et pourquoi nous n’avons qu’une idée fragmentaire de la vie passée ;

La fossilisation commence après la mort de l’organisme, dans de nombreux cas par un transport post mortem. Ils peuvent ainsi être ensevelis loin des endroits où ils vivaient. Et parfois se retrouver accumuler  sans que cela donne de renseignements  exacts sur leur abondance réelle.

Dès qu’ils sont morts, les organismes sont soumis à l’action des agents bactériens qui vont détruire la matière organique en matière minérale ; comme ces Bactéries sont aérobies, il faut une sédimentation rapide et abondante pour qu’elles ne puissent agir, ainsi on ne retrouve que très rarement les parties molles des êtres vivants .

Des facteurs mécaniques interviennent aussi pour désorganiser plus ou moins partiellement ces organismes, ce sont les vagues, les courants…, les fossiles trouvés sont ainsi souvent incomplets, disséminés et il n’est pas toujours aisé de les reconstituer.

Des facteurs chimiques vont agir de manière importante en détruisant les parties dures et par la suite en les remaniant ou en les dissolvants ; ceci est rendu possible grâce aux fluides circulants ( eau et substances dissoutes) qui vont attaquer les éléments  des coquilles par exemple.

Ces eaux riches aussi en particules sédimentaires  vont combler les vides laissés par la destruction des parties molles  tout en imprégnant les parties dures de ces organismes  de substances minérales qui les rendront plus stable et permettront leur conservation. Cette transformation importante car il y a substitution cristallochimique, molécule après molécule, s’appelle épigénie. On retrouve ainsi des bois fossilisés silicifiés  dans lesquels tous les tissus végétaux ont été remplacé par de la silice et ils montrant parfaitement toutes les structures du végétal originel .D’autres exemples comme les ammonites pyritisées où là c’est un sulfate de fer qui imprègne la coquille  ou encore les végétaux carbonifiés  de la période du Carbonifère où les détails des restes de fougères permettent une classification très précise et une reconstitution complète de cet environnement . D’autres cas plus exceptionnels encore sont les conservations dans des milieux très spécifiques comme les glaces avec les découvertes de fossiles de Mammouth où la conservation est telle que l’on retrouve dans l’estomac de l’animal les végétaux de son dernier repas.

Toutes ces découvertes de fossiles permettent de mieux comprendre l’évolution de la vie sur terre   et de la vie de la Terre  depuis sa formation jusqu’à nos jours.